3 avril 2012 | La MRC des Sources marchera le Jour de la Terre

De très nombreux regroupements citoyens des quatre coins du Québec convergeront à Montréal le 22 avril, Jour de la Terre, pour une marche familiale historique portant sur le thème de la gestion des ressources naturelles et énergétiques. Plusieurs artistes et personnalités ont lancé cette invitation et ont signé une déclaration commune qu'on peut lire et signer à notre tour sur le site 22avril.com.

Le comité Mine de rien invite la population de la MRC des Sources et de Richmond à se joindre à la marche et organise le transport en autobus. « L'objectif est de rappeler au gouvernement que la population est insatisfaite de sa gestion des dossiers miniers et gaziers, et que les propositions contenues dans le projet de loi 14 sont insuffisantes. Nous serons nombreux dans les rues pour exiger que ce type de projet s'effectue dans le respect de l'environnement et des populations et que les Québécois aient leur juste part des retombées économiques, ce qui est loin d'être le cas actuellement », explique Joël Nadeau, co-porte-parole du comité citoyen.

Le message auquel tout le monde se rallie et qui sera mis de l'avant prône le développement intelligent et durable de nos ressources. « Nous ne serons pas là pour demander que cesse le développement minier : nous ajoutons notre voix pour demander que l'utilisation de nos richesses naturelles se fasse au profit de tout le monde et dans l’intérêt des générations à venir. C’est un événement qui rassemblent ceux et celles qui luttent contre les inégalités sociales, économiques et environnementales sur la planète », précise Benoit Bourassa, maire de Saint-Camille, qui sera du voyage avec sa famille.

Rappelons que le projet d'exploration aurifère ciblant la MRC des Sources fait toujours partie des plans de la compagnie Bowmore. Le comité Mine de rien continue quant à lui d'être actif dans le débat de la refonte de la Loi sur les mines et cherche à alimenter une concertation à l'échelle régionale. « Avec plus du tiers du territoire estrien qui est claimé, c'est un enjeu socioéconomique majeur pour la région. Il importe de développer une vision et une stratégie communes en Estrie, et nous constatons qu'il y a une forte volonté à cet égard auprès des élus et des différents organismes concernés », indique Nicolas Soumis, co-porte-parole du comité Mine de rien.

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