Mines : nous allons dans la bonne direction

Saint-Camille, 11 décembre 2013 - Après quatre projets présentés aux députés, la Loi sur les mines, vieille de 133 ans, a enfin été modernisée. Plusieurs changements, généralement bien reçus, sont apportés sur l’encadrement des activités d’exploration et d’exploitation minières et gazières. Comme de nombreux autres comités citoyens au travers le Québec, le comité Mine de rien de Saint-Camille se réjouit des améliorations concrètes malgré certaines zones grises et quelques imperfections.

Pour Joël Nadeau, co-porte-parole du comité, « il était temps qu’on mette fin au /statut quo/. Les entreprises ont encore de grandes marges de manœuvre, mais nous avons maintenant à notre disposition de nouveaux outils pour jouer notre rôle de garde-fou citoyen. » Parmi les améliorations apportées, signalons les garanties financières à la restauration, la possibilité des municipalités de définir des zones incompatibles avec l’activité minière, une meilleure protection des lacs et des cours d’eau et des mesures pénales plus sévères en cas d’infraction. « Nous déplorons toutefois l’absence flagrante de gains pour les citoyens qui habitent aux abords des mines déjà en exploitation. Ces gens, qui ont droit à leur qualité de vie, n’ont que peu de recours pour se faire entendre, et il semblerait que ce n’est pas la nouvelle loi qui va changer cette situation », de déplorer M. Soumis.

Si cette adoption calme quelques inquiétudes exprimées quant à un éventuel projet de mine d’or dans la MRC des Sources, d’autres préoccupations persistent. Pour le comité Mine de rien, un changement de culture va s’opérer et il y aura davantage de transparence, mais il faudra entre autres nous assurer que les ministères aient les moyens de faire appliquer la loi.  « Nous ne pouvons pas laisser agir ces entreprises chez nous sans rien dire, il faudra rester vigilants et proactifs. Nous devons aussi continuer de réfléchir collectivement au type de développement que nous souhaitons voir dans notre MRC, en harmonie avec l’Agenda 21 qui est présentement en cours de rédaction », croit Joël Nadeau.  

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